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Association Française des Personnels
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'Entretien des Terrains de Golf
L'AGREF Services Publications Formation Salon Environnement
 

NON, LES GOLFS NE SONT PAS DES GASPILLEURS D'EAU !!!

Articles parus dans GREEN MAGAZINE - Juillet 2004

Chaque fois qu'une période de sècheresse s'annonce, les golfs sont montrés du doitgt et vite accusés de tous les maux et gaspillages.

Quelques rappels de chiffres sont nécessaires :

  • un golf de 18 trous occupe 50 hectares dont 15 sont engazonnés et souvent arrosés. Les greens, surfaces les plus sensibles et exigeantes, ne couvent qu'envion 1 hectare.
  • La consommation annuelle pour un golf de 18 trous serait :
    - dans le Nord de la France : de 80 000 à 100 000 m3.

    - dans le Sud de la France : de 150 000 à 200 000 m3.

Bien entendu, en cas de pénurie d'eau, il est facile de réduire la consommation tout en préservant le golf et l'entreprise qu'il représente... Limiter de moitié les quantités sur les fairways, abords, practices et départ permet de réduire la consom-mation de 25 000 à 30 000 m3.

La réduction de la fréquence d'arrosage sur ces surfaces comme les greens permet encore une réduction de 20 000 m3.

Imposer l'interdiction totale d'arrosage pourraît entraîner la perte totale de l'outil économique que
constitue tout golf.

Les intendants de golf, professionnels compétents, sont attentifs à optimiser la gestion de l'arrosage pour de multiples raisons (d'ordre financier, éviter le compactage des sols et les asphyxies racinaires, limiter les lessivages qui appau-vrissent les sols, éviter feutrage, remontée des racines et sensibilité à la sècheresse, maîtriser les coûts de main d'oeuvre et d'achats de produits).

Et surtout que l'on cesse d'appliquer aux 50 hectares d'un golf, les chiffres relatifs aux greens
qui ne représentent qu'un seul hectare...

LES GOLFS ET LA PROTECTION DE LA NATURE

Sur les 50 hectares d'un golf, une partie joue souvent le rôle de réserve naturelle par ses 30 hectares de surfaces non entretenues et non mises en jeu. Ce sont des espaces de plantes et faune sauvages.

Pour Hubert Chesneau (FFGolf), les golfs sont aussi des sanctuaires protecteurs d'espèces car ils offrent des zones de calmes, fermées à la chasse, aux pâturages ou à la destruction d'habitats d'espèces animales.

La cellule Ecologie de l'Association Européenne de Golf a, en 1995, fait une étude sur 8 golfs d'âge et conception variés :

* 130 espèces d'oiseaux se reproduisant sur place ou de passage ont été recensés, ce qui représente 25 % des espèces d'Europe.

* Ces 8 golfs ont montré la présence de 34 espaces rares, chiffre considérable si l'on sait que l'Europe compte 5 000 golfs.

 

SAINT-OMER
LA REALISATION DU GOLF A PERMIS DE REDUIRE LA POLLUTION !

Article paru dans FFGolf Online n° 111 - 17 Septembre 2004

Le Golf présente t-il un risque pour l'environnement, sa protection et sa conservation ?

Pour un certain public et quelques golfeurs, la réponse est malheureusement oui ! Oui parce que l'environnement est un aspect mal connu de notre sport qui prend en compte la fragilité de la nature, la rareté de certaines ressources dont l'eau et le respect des équilibres naturels. Une méconnaissance, pointé comme la principale cause de cette image de pollueurs qui colle à la peau du golf. Il est donc nécessaire de mettre en avant, chiffres à l'appui, le sérieux du travail effectué par les golfs et leurs intendants de terrain pour le respect de l'environnement. Exemple au Golf de Saint-Omer où depuis sa création sur un ancien site agricole, la pollution n'a cessé de réduire.

Le Golf de Saint-Omer procède actuellement à une étude d'impact sur la pollution de ses sols en vue d'un projet de construction immobilier et d'une extension du golf dont les premières conclusions sur les incidences de l'épandage d'engrais et des traitements phytosanitaires confirment qu'il obtient d'excellents résultats en terme de respect des équilibres naturels.

Le terrain de golf fait l'objet d'épandages d'engrais, notamment azotés (source de pollution préoccupante dans les cours d'eau et les nappes souterraines, les engrais azotés sont à utiliser avec précaution), et de traitements phytosanitaires ponctuels dont l'incidence sur les ressources en eau souterraine et de surface peut être et a été comparée à celle des terrains agricoles qui occupaient le même site avant 1989.

Ainsi, il ressort des conclusions du rapport que « la réalisation du golf a permis de réduire les épandages d'azote sur le site de 61 % ». Autant dire que la pollution des eaux souterraines et de surface est limitée. Une analyse d'eau pratiquée par l'Institut Pasteur pour l'étang récepteur de la majorité des eaux de ruissellement du golf le confirme : « les paramètres mesurés (polluants azotés) correspondant à ceux d'une cours d'eau de bonne ou très bonne qualité ».

A noter également que la nature des engrais azotés utilisés sur le golf de Saint-Omer est nettement plus favorable pour la ressource en eau : ce sont à 99 % des engrais organiques de synthèse à action retardée ou progressive limitant considérablement l'entraînement de nitrates vers les cours d'eau ou la nappe souterraine, l'azote assimilable étant libéré lentement et consommé au fur et à mesure par les plantes.

Concernant les traitements phytosanitaires, pratiqués occasionnellement et ponctuellement sur les greens soit de très petites surfaces, le rapport conclut que les quantités d'insecticides et de fongicides utilisées et rapportées à l'ensemble des 60 ha sont très faibles au regard de celles habituellement répandues pour un usage agricole.

Michaël AKRICH
         
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